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du 14 mars 2019  n°1122

 
 

 
 


 
 
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Surveiller l’état des ouvrages d’art routiers

Lettre n° 1122 du 14 mars 2019

La durée de vie d’un pont est d’une centaine d’années mais elle diffère selon les matériaux employés et surtout selon l’entretien, or les travaux de remise en état s’avèrent particulièrement coûteux. Les collectivités ont donc tout intérêt à adopter un protocole de surveillance.

Différentes estimations montrent que l’état des ponts en France est mauvais, voire dangereux, or leur entretien incombe au gestionnaire de la voirie supportée par l’ouvrage. C’est le cas des communes, qui possèdent parfois de nombreux ponts, y compris de dimensions modestes (à l’exception des ponts sur lesquels passe une voirie départementale ou intercommunale, qui relève du conseil départemental ou de l’EPCI concerné). La plupart des collectivités ignore la composition et l’état de ce patrimoine. Un nouveau guide, édité par le Cerema (« Surveillance et entretien courant des ouvrages d’art routiers, Guide technique à l’usage des communes », téléchargeable sur www.cerema.fr ) préconise, en premier lieu, de recenser ces ouvrages conformément à l’instruction technique pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art (ITSEOA) de 2010 (à consulter sur www.piles.setra.developpement-durable.gouv.fr). Ce texte s’applique à tous les ponts et buses d'ouverture supérieure à 2 mètres ainsi qu’aux murs de soutènement d’une hauteur supérieure à 2 mètres. Cependant, le Cerema conseille d’appliquer la même méthode aux ouvrages de plus petite taille.
Les données à rassembler concernent le type d’ouvrage, sa localisation, ses principales dimensions, la date ou la période de construction. La collectivité peut retrouver ces informations dans un dossier d’ouvrage lorsque celui­-ci n’a pas disparu. À défaut, elle pourra le reconstituer par une recherche dans les archives, voire des prélèvements de matériaux sur l’ouvrage. Ces informations permettront d’apprécier la vulnérabilité de chaque pont et d’adapter leur suivi.

Planifier les inspections

Avant de définir un protocole de surveillance, la collectivité doit établir un état initial qui servira de point de référence pour les visites ultérieures. Contrairement à d’autres types de vérification, que les agents peuvent effectuer lors de leurs patrouilles ou d’autres missions, l’inspection des ponts doit être planifiée isolément car elle nécessite d’observer la chaussée mais également la structure inférieure (piles, culées…).
Le Cerema recommande une visite d’évaluation (en régie) tous les ans. En outre, des visites d’inspection plus poussées devront concerner un tiers du patrimoine chaque année. Elles peuvent être effectuées par deux agents (une journée pour un à deux ouvrages) ou confiées à un technicien spécialisé (plus de 1 000 euros par ouvrage). Tous les 6 à 9 ans, le Cerema recommande une inspection détaillée périodique (IDP), plus approfondie, qui doit être confiée à un prestataire. Son coût se calcule en fonction de la longueur de l’ouvrage (par exemple, 3 000 euros pour un pont de 100 mètres). Il peut augmenter selon les difficultés d’accès (500 à 2 000 euros si des nacelles ou des passerelles sont requises) et la nécessité de mener des investigations sous l’eau (3 000 euros par jour).

Affecter des moyens

Sur un patrimoine de quelques unités, il paraît difficile d’établir des ratios de suivi. En revanche, pour une cinquantaine de ponts, le Cerema estime la charge de travail à celle d’un agent. Quant au coût des inspections, il l’évalue entre 20 000 et 30 000 euros par an. Celui des travaux d’entretien courant étant équivalent. Ces dépenses se justifient par des raisons de sécurité mais également économiques : si l’ouvrage se dégrade trop, des travaux spécialisés importants seront nécessaires pour le remettre en état, or leur coût est environ dix fois supérieur. Les estimations permettant d’évaluer le budget annuel que les collectivités devront consacrer à leurs ponts font état, en moyenne, d’un montant équivalent à 0,8 % de la valeur à neuf de l’ouvrage (0,2 % pour la surveillance et l’entretien courant et 0,6 % pour l’entretien spécialisé et les grosses réparations). La pertinence économique de ces dépenses ne fait pas de doute puisqu’un pont ne bénéficiant d’aucun entretien voit sa durée de vie ramenée de 100 à 40 ans.

Nettoyer régulièrement

Par ailleurs, le guide fournit une nomenclature des opérations à réaliser dans le cadre des entretiens courants, spécialisés, et des grosses réparations. Les interventions relevant de la première catégorie sont faciles à réaliser en régie avec les moyens des services techniques. Ces tâches consistent à nettoyer les dispositifs d’écoulement des eaux et ceux de retenue, les dépôts en rive, les joints de chaussées, les sommiers, l’intérieur du tablier… D’autres contrôles d’état se font facilement : vérification de l’état des dispositifs de retenue, des accès de visite, de la fixation des réseaux concessionnaires lorsqu’ils existent. Enfin, l’entretien courant inclut le nettoyage de la signalisation verticale implantée sur l’ouvrage et aux abords.

Jean-Philippe ARROUET

le 14 mars 2019 - n°1122 de Techniques Aménagement Développement Durable

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Nouvelle édition – mai 2018  

Protéger les chemins ruraux

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- Créer, incorporer, modifier un chemin rural

- Protéger et conserver les chemins ruraux : les pouvoirs du maire.

- Comment les entretenir ? Les obligations de la commune ; faire respecter les servitudes ; les travaux occasionnés

- La disparition des chemins ruraux : intégration dans le domaine public, vente, désaffectation, prescription acquisitive

- Quelles ressources leur consacrer ? les interventions des pouvoirs publics et du secteur privé, les taxes.

Des extraits des textes officiels, de jurisprudence, des modèles de délibérations et d’arrêtés complètent chaque chapitre.

3e édition - mai 2018
160 pages - ISBN : 2-905529-67-9
Prix : 39,50 euros/TTC, port compris

 

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Le manuel de l’administrateur local

Le manuel de l’administrateur local

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- Eliminer les actes administratifs
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- Régler les différends ente l’administration locale et le public.

Un guide indispensable pour sécuriser ses décisions et le traitement de ses actes.
Un index alphabétique analytique facilite les recherches.


1ère édition - mars 2018
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Nouveau  

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L'EXÉCUTION DES MAPA

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Ludovic Vigreux – Kévin Thuilliez

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- Archiver les marchés publics.

En annexe, des documents types téléchargeables pour accompagner l'acheteur et sécuriser ses procédures.


1ère édition - mars 2018
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MARCHÉS À PROCÉDURE ADAPTÉE

Le guide pratique de la passation
Le guide pratique de la passation d’un marché à procédure adaptée

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